Rêveries – Introduction

Rêveries
Introduction

L’admiration me frappe chaque fois que je lis un livre, une nouvelle, une histoire, fictive ou réelle, racontée par un auteur doté du talent de décrire les événements tels qu’ils se sont produits ou ont été imaginés par lui.

C’est là un talent plutôt rare car, même si des histoires sont racontées tous les jours, il est bien difficile de le faire de manière à capter l’attention du lecteur et à la conserver jusqu’à la fin du récit.

Et l’admiration n’est pas la seule à me frapper, puisque c’est là une chose dont je suis incapable. Je reste envieuse de cette capacité narrative qui n’est inconnue.

Après plusieurs tentatives infructueuses, je finis par comprendre qu’il ne me sera jamais possible de faire de même. J’aime les mots pourtant. J’aime les histoires. J’aime les lettres et l’encre qui s’écoule sur le papier vierge pour dire ou ne pas dire ce qu’il faut pour que l’histoire se fasse image, film mental dans l’esprit de celui qui boit chaque lettre, chaque mot, pour imprimer dans sa tête et dans sa mémoire ce qui est écrit, dit, raconté.

Il y a néanmoins des choses que ma plume peut raconter et dont d’autres sont incapables. On m’a dit récemment que ma plume se trempe plus facilement dans les êtres et leur âme que dans les événements. Qu’elle s’abreuve plus facilement de sentiments et pensées que d’une suite de faits à coucher sur le papier.

Pas étonnant donc si, pour l’heure, la décision fût prise de ne point tenter de raconter dans ces pages, virtuelles ou physiques, une histoire à travers une suite de dialogues, de descriptions de faits, même par la bouche d’un narrateur doué pour conter sans compter.

Il faut savoir se cantonner à ce dont on est capable et c’est peut-être là la chose la plus complexe e difficile à faire car l’être humain, et personne ne fait exception à la règle, aime faire ce dont il a envie, sans considération pour ce dont il est capable.

Plutôt que de faire un mauvais récit, je décide de faire une bonne, ainsi je l’espère – mais il ne m’appartient pas de juger, plongée dans l’être, dans la contemplation, dans l’expression de l’intérieur de l’humain.

Puis, la question de l’idiome se posa. J’aime tellement les mots, les lettres, que je m’essaye, sans succès souvent, à l’écriture dans des langues qui, m’étant familières, ne sont pas celles de mon âme. Mon esprit, en effet, aime à penser et ressentir dans la langue de Molière, même si mes lèvres et ma plume parlent souvent dans la langue de Camões ou de Shakespeare. Et j’aime ces langues car elles sont celles de mes origines pour l’une et de mon affection pour l’autre. Il n’empêche que ma nature n’est pas imprégnée ailleurs que dans le Français, que j’affectionne parce que sa familiarité et son naturel, à mes yeux, mais je ne puis parler que pour moi, sont intenses et chers.

Les pages qui suivent seront donc l’histoire que je raconte sans raconter, juste en expliquant, en voyageant à l’intérieur des êtres et des choses de la nature, du mobile et de l’immobile, du coeur et du mental des êtres. Pas uniquement les êtres humains d’ailleurs, car il y a des êtres doués de la pensée qui ne sont point humains, tout comme il y a des humains qui n’ont pas la capacité de raisonner. Je m’essayerai donc, mais seulement si ma plume m’y conduit, à l’exploration de ces autres pensées non-humaines qui nous entourent au quotidien et que nous ne voyons pas, ou si rarement.

Au lecteur de ces lignes et de celles qui suivent, je souhaite du plaisir, et uniquement cela. S’il ne l’éprouve pas cela signifiera peut-être que j’ai échoué et raté mon objectif mais, peut-être aussi, que la disposition à recevoir et ressentir n’était pas au rendez-vous. Et si je parviens à transmettre ce plaisir et, avec un peu de chance, d’autres sentiments, émotions ou pensées, ce sera ma cerise sur le gâteau de mes écrits.

Dulce Morais

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2 respostas a Rêveries – Introduction

  1. Anonymous diz:

    "Il faut savoir se cantonner à ce dont on est capable et c'est peut-être là la chose la plus complexe e difficile à faire car l'être humain, et personne ne fait exception à la règle, aime faire ce dont il a envie, sans considération pour ce dont il est capable." oú est-elle la plus simple… ce text est superbe!(?)

  2. maria diz:

    Sei que gostas das palavras e eu das frases…fico à espera

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